Jésus Libérateur. Nevers, décembre 2018

Jésus Libérateur

Les cahiers du Réseau Saint Laurent n° 4. Novembre 2018

La session « Jésus libérateur » était la 10° session réalisée à Nevers !

Les participants :

  • Animateur : Jean-Claude Caillaux
  • Fraternité Georgette : Jacky Herter, Brigitte Afana
  • Castanet/ Bartimée : Jeanine Lerch, Claudine Martin,
  • Bonne Nouvelle Toulouse : Paulette Schmitt, Tania Sarrazyn,
  • Groupe de Lourdes : Frédéric Larger, Pierre Sanjou, Brigitte Uribes.

Dominique Fontaine, sans participer au travail du groupe, a assuré la rédaction finale du texte

 

 

Jésus libérateur qu’est-ce que cela veut dire pour vous ?

On est pécheurs, avec plein de péchés. On demande à Jésus de nous libérer du mal qu’on nous fait, de nous soulager de tous nos péchés.

Pour moi, c’est toute la souffrance que j’ai accumulée, je voudrais que ça sorte, que les blessures ne s’ouvrent plus. Elles sont à vif, comme les blessures de Jésus sur la croix. Les blessures de Jésus sur la croix sont à vif comme les miennes. Les blessures de Jésus se sont fermées par nous, par notre croyance, avec nos prières.

C’est Jésus qui est le libérateur des hommes et qui nous a donné cette libération par le baptême. Il nous conduit vers des choses bonnes. Il faut le suivre pas à pas, regarder avec de la motivation, ne pas fausser le chemin. C’est lui notre libérateur, en marchant dans la même direction. C’est lui qui peut nous enlever tout le mal qu’on a en soi. C’est mon libérateur.

Quand on n’a plus d’espoir, quand on est au bord du précipice, Jésus c’est la seule personne vers qui on va. On se pose des questions : « Pourquoi est-ce qu’il m’arrive ça ?  Libère-moi de la souffrance ! ». On lui demande de l’aide. Si on sait écouter, si on a la foi que quelqu’un nous écoute, il vient nous sauver. Il y a des petits signes qu’il nous envoie. Il faut être attentifs à ces petits signes, et être croyante aussi.

Il nous a libérés de nos péchés avec le baptême, il nous a mis sains (saints) avec un cœur pur. Grâce à lui, au baptême, cette eau nous a purifiés, nous a libérés, libérés de la tâche originelle. Même si le péché recommence, par la confession on enlève les péchés. Par la croyance on peut effacer les péchés.

Jésus est libérateur parce qu’il a donné sa vie en prenant notre condition humaine pour venir nous sauver, et il plaide sans cesse notre cause auprès de son Père, même pour ceux qui l’ont tué. C’est ce qu’il fait chaque jour pour nous et en plus il est miséricordieux. Il ne peut pas nous laisser tomber. Il exauce nos prières. Chaque fois que je me suis adressée à lui, il m’a sauvée. Donc je crois.

Pour moi, Jésus libérateur, c’est quand il monte sur la croix et qu’il parle à son Père pour qu’il pardonne. Moi j’aimerais qu’il enlève toutes ces guerres, tout le mal, mais il ne le fait pas parce qu’il veut voir jusqu’où les hommes vont aller et peut-être après il se fera voir à quelqu’un.

Jésus est tout. Il a été désigné par son Père comme sauveur, donc il ne peut pas avoir de défauts. Le Père c’est le vent, tout ce qu’on respire. Moi, personnellement, je sais qu’il est là. Je suis atteinte d’une grave maladie. Je le prie tous les jours. Je lui dis tous les jours « merci ! ». Je lui demande : « Seigneur, donne-moi la grâce de combattre, de me battre. Il me la donne et je sens que j’ai la force. Je sais que le Seigneur est là, je lui parle par la Vierge Marie. Je lui parle indirectement.

Pour moi, un libérateur, c’est quelqu’un qui nous donne une deuxième chance, qui vous relève quand vous êtes tombé, quelqu’un qui croit en vous, qui croit en vos capacités. C’est une personne qui nous affranchit de la souffrance, de la servitude, un sauveur.

 

Sauveur, ça veut dire quoi ?

Le sauveur, à mes yeux, c’est une personne qui te tend le bras et qui le tient pour te remonter. Lui, il ne te lâche pas, il te monte, il t’aide. Je suis dans le trou, je tends ma main, il y a quelqu’un qui me remonte tout doucement pour m’empêcher de tomber.

Sauveur c’est synonyme de quelqu’un qui brise des liens qui nous étouffent, qui coupe des liens pour nous empêcher de sombrer.

C’est se libérer des addictions, de la souffrance, se sentir libre et avec la mort se libérer du corps.

Sauveur, ça fait revenir à la parole de Dieu et savoir que Jésus est miséricordieux. Quand on est dans la détresse, quand on rencontre une personne qui est désespérée, c’est lui rappeler que la Parole de Dieu est puissante, que Jésus nous aime et que chaque être humain est précieux, que Dieu nous a créés dans un don de la vie et que ce don il est unique à chaque personne. Jésus fait des choses à travers nos anges qui sont là, il agit, même si moi je ne le vois pas. Il n’y a que l’amour qui sauve. C’est redonner à l’autre l’envie de rebondir, d’exister, de se dire : «  Oui, Jésus m’aime ! »

Je suis dans le doute : Sauveur, est-ce que c’est un titre donné par son Père ou un don par la conception de sa mère, un gène, un talent ? Etre libérateur, c’est un don qu’on nous a donné dans notre gène. On nous dit qu’on a des talents. Est-ce que c’est un titre ou parce qu’il a été conçu comme ça ?

 

Jésus nous libère, comment le savons-nous ?

Le Seigneur a dit ses dernières paroles sur la croix : « Pardonne-leur ! ». Il demande à Dieu de libérer les âmes de toutes les personnes. Donc, je crois. Après, c’est toi qui décides : croyant ou pas ! C’est là où on a le choix.

Si on demande avec foi, le Seigneur nous libère. Vous le sentez, vous avez le cœur ouvert. Je pense que par la foi on sent une guérison en nous. Je suis heureux quand je sors de la messe. A la sortie, je me sens plein de joie. Par la foi, on se sent guéri.

Pour certains, la libération passe par la rencontre, par le partage. Je parle pour les personnes qui ne sont pas forcément pratiquantes. Ça peut être un moment de partage, une coupure avec la solitude.

Moi quand je vais à l’Eglise tous les dimanches, je lui donne tout ce que je fais dans la semaine, tout le mal.  Et quand je prie, je prie avec lui. J’imagine dans ma tête qu’il m’a dit : « cette semaine, tu vas être plus calme. » C’est un peu dur, mais j’arrive à être plus calme. Ce n’est pas qu’à l’église parce que je prie beaucoup chez moi. Je prie souvent, souvent, et ces temps-ci avec un grand problème à régler.

Jésus libère en imposant les mains, parce que j’ai ma relation avec Lui. Lorsque je suis en recueillement je m’adresse à lui comme si c’était mon frère. Il me dit : « Je prends ta souffrance avec moi, je prends ce qui te gène ». Il s’est passé quelque chose. Je suis soulagée d’un grand fardeau, éclairée.

Je dirai que Jésus est sauveur parce que je prie beaucoup tous les jours et du coup il écoute. Je prie beaucoup pour les adolescents, parce que c’est difficile avec ma fille, j’arrive plus à faire face. Je l’appelle à l’aide : « Donne-moi du courage pour ne pas la blesser, pour ne pas sortir des mots qui la blessent. Et je sens l’apaisement et la gamine m’écoute. Le Seigneur ne va pas me donner des solutions pour chaque chose qui arrive, mais il me donne la paix.

Le chemin est plein d’embuches, de cailloux. Ou tu choisis de faire un mur et tu peux plus passer, ou tu choisis de faire un pont pour arriver à traverser et aller plus loin. L’image de la libération c’est de savoir quoi faire. La libération c’est choisir : le mur et je ne peux plus passer, ou le pont et je peux passer. Jésus c’est le pont.

Jésus nous libère d’abord par sa parole. Le Seigneur, on lit sa parole et il y a certains passages de la Bible où on voit les actes qu’il a posés. Et on se dit que s’il a pu le faire pour certains, il peut le faire pour nous. Jésus nous libère également par le Saint Esprit qu’il nous a promis quand il est parti, le Paraclet. Il nous a donné son corps et son sang comme nourriture. C’est formidable. Quand on communie c’est une grâce inouïe d’avoir Jésus dans son cœur. On se sent plus liés avec Lui. Il y a tous les autres sacrements si on pratique. Il y a aussi la main tendue des personnes mises sur notre route, la main d’une personne qui vous attrape quand vous allez tomber.

Depuis quelque temps je prie l’Esprit Saint et je m’aperçois que j’ai des grâces, des choses. On devait me mettre dehors. Avant, une voisine m’a dit : « Jacky, il faut partir de là avant qu’on te mette dehors ! » ça devait être Lui. J’ai fait confiance au Seigneur. Je suis donc pour le moment à la fraternité Georgette. C’était le Seigneur et il m’a tenue bon. Puis je suis rentrée chez moi, j’ai eu confiance. Ça s’est bien passé. Je craignais un peu quand même. J’ai fait confiance au Seigneur. L’Esprit c’est quelque chose à qui on demande par son intercession au Seigneur. Je le prie maintenant. L’Esprit Saint, c’est le libérateur.

J’ai eu un accident, je me suis endormie dans la voiture. Je devrais être morte. Jésus a été mon libérateur, mon sauveur parce que je suis en vie. Merci Jésus !

Il y a 2 ou 3 ans, un monsieur qui en avait marre me disait tous ses problèmes. Je lui ai dit : « Est-ce que tu lui as parlé ? Parle-lui et peut-être qu’il te répondra ». Trois jours après il me dit : « Est-ce que tu peux m’emmener à Lourdes ? »  Il a fait du bénévolat à la Cité St Pierre. Je ne l’ai plus reconnu. Je l’ai revu ce Noël, il avait un bébé et une femme.

Après une opération de l’estomac de cinq heures, Il m’a enlevé le plus gros de mes poids, l’exclusion.

Moi aussi j’ai eu un cancer du sein qui n’a pas été opéré. Trois jours avant l’opération, je l’ai refusée. J’avais préparé une messe, j’avais reçu le sacrement des malades. J’ai refusé l’opération et ma tumeur diminue.

Jésus est libérateur parce qu’il guérit des malades. Il nous libère des fléaux de la guerre. Pour moi, c’est concret. J’y crois parce qu’il y a des miracles : les noces de Cana, la multiplication des pains qui ont permis à toute une foule de manger, le panier des pêcheurs. L’image de Moïse, il ouvre une porte avec l’eau et il sauve son peuple. Là, j’y crois parce que pour moi, c’est concret.

Dans les évangiles, où Jésus montre-t-il qu’il est libérateur ?

L’évangile qui m’a touchée beaucoup, c’est une femme qui avait perdu son fils mort. Jésus arrive et il dit comme ça : « Lève-toi » et il lui tient la main. C’est trop beau ! J’ai dit dans ma tête : il ne te le dira pas parce que notre esprit il monte vers lui. Un jour c’est mon esprit qui ira vers lui. Et là, dans ce texte, c’est un enterrement. Il va voir le fils, il lui tient la main. C’est trop beau !

Quand il a dit : « Que celui qui n’a jamais péché jette la première pierre à une femme, ça a été une parole libératrice parce que tout le monde est pécheur et on n’a pas le droit de juger et d’être jugé.

Il y a aussi son ami Lazare qu’il a ressuscité, les 10 lépreux, la femme adultère, l’aveugle, la femme qui avait des pertes de sang qui a touché son manteau, la fille de Jaïre… il y en a beaucoup !

Je veux rajouter cette femme qui demande à Jésus de sauver sa fille handicapée et Jésus lui dit : «  Va chez toi » et après, sa fille elle a remarché. Et celui qui sautait dans le feu, qui faisait des crises d’épilepsie…

Moi, c’est la parabole du bon Samaritain, parce qu’il ramasse quelqu’un qui est blessé, le couvre avec ce qu’il a, l’amène pour le faire soigner. C’est une image forte aussi. Le bon Samaritain, c’est déjà Jésus pour moi. Le mal n’a rien à voir avec Jésus. Souvent, le mal on nous dit que c’est la faute de Jésus. Ce n’est pas la faute du Seigneur, le mal ça vient du diable et Jésus le combat sans cesse. Le mal c’est Satan !

Je pense à Jésus quand il est sur la croix avec les deux larrons, il dit : «  Ce soir, vous serez avec moi dans mon paradis ». Il y en a un qui a cru, l’autre non. L’aveugle-né, il lui a redonné la vue, le paralytique, le paralysé qui descend par le toit. Marie-Madeleine la pécheresse aux pieds de Jésus : tout le monde la mettait plus bas que terre. C’était une pécheresse comme nous. Elle a cru en Lui et avec ses cheveux elle a caressé ses pieds. On l’a prise pour ce qu’elle n’est pas, ce n’est pas une péripatéticienne.

Moi, c’est le passage du fils prodigue et la Samaritaine. Malgré les différences, Jésus il aime et aide les personnes avec des gestes libérateurs.

Il y a aussi ceux qui ont en eux le mal, qui va dans le troupeau qui se jette dans la mer. Et puis quand Jésus prend son bateau et va sur une ile et quelqu’un lui dit : « Pourquoi tu es venu ? » et un autre « Sauve-nous ». Et le Seigneur prend le mauvais sur lui. Dans ce monde il y a beaucoup de mal. J’attends que le Seigneur vienne le jeter par-dessus bord !

Je me souviens que, quand Jean-Baptiste l’a baptisé, il y avait tout un peuple qui attendait pour être sauvé, de la mort, des péchés, pour aller au paradis, mourir en paix, sans regret.

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