Accompagner les familles en prison pour maintenir les liens

14/04/2021

 

Les milieux associatifs s'engagent auprès des détenus et de leurs familles pour faciliter les rencontres.

 

Avec Marie-Pierre Lacabarats, directrice générale de l'association Lire pour en sortir et Gérard Benoist, président de l'Union nationale des Fédérations Régionales des Maisons d’Accueil des familles et proches de personnes incarcérées

Aider et accompagner les familles

L’association Lire pour en sortir mène depuis 2015 des activités d’insertion par la lecture et l’écriture, elle réalise également des actions de sensibilisation destinées au grand public. " La lecture est un outil de transformation profond et durable " souligne Marie-Pierre Lacabarats, directrice générale de cette association dont l’objectif est aussi de faciliter le contact entre les détenus et leurs proches. Gérard Benoist, président de l’Union nationale des Fédérations Régionales des Maisons d’Accueil des familles et proches de personnes incarcérées (UFRAMA) déclare que " ces associations sont des abris pour les familles de détenus, elles leur offrent une véritable écoute ". A noter que la crise sanitaire a nettement impacté les liens puisque les détenus sont séparés de leurs proches par du plexiglas dans les parloirs, réduisant considérablement  contacts. 

 Plus de liens et d'interactions

Pour faciliter les interactions entre les détenus et leurs proches, l'association Lire pour en sortir vient de lancer son nouveau programme intitulé Lire avec son enfant. L'objectif est similaire : le livre est au cœur de la lrelation entre es parents et les enfants. Les bénévoles aident les personnes incarcérées à choisir un livre avec leurs enfants pour qu’ils bénéficient d’un moment d’échange au parloir. " L’association offre le livre à l’enfant à la sortie, le moment est ainsi associé à un souvenir positif " indique Marie-Pierre Lacabarats. Mais les conditions de parloir restent sommaires, les enfants de détenus ne pouvant pas venir avec un objet. Gérard Benoist souligne l’importance "de l’interaction entre les enfants et le parent détenu, ils ont besoin de quelque chose de plus vivant que la parole ".

Rendre visibles les initiatives

L'auteure Leïla Slimani, devenue célèbre en 2016 en remportant le Prix Goncourt avec son ouvrage Chanson douce, est la marraine de Lire pour en sortir, et a permis de crédibiliser le discours de l’association tout en augmentant la visibilité. Cette dernière est très impliquée puisqu’elle a réalisé des séances de lecture en prison. " Nous sommes extrêmement fiers de l’avoir " exprime Marie-Pierre Lacabarats. Parallèlement, l’UFRAMA développe des initiatives pour favoriser la compréhension du contexte carcéral auprès des enfants de détenus. Cette association a mis en place différents livrets adaptés à chaque classe d’âge comme le conte " Tim et le mystère de la patte bleue " destiné aux enfants de 3 à 7 ans. Gérard Benoist souligne que l’association " travaille sur un projet de site web destiné aux adolescents ayant un parent détenu, ils restent souvent seuls avec des questions sur l’incarcération ". 

Source : RCF

 

 

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