Covid- 19 : le Secours Catholique recueille l’expérience des plus pauvres

 

Témoignage de Christelle, 50 ans habitante d'un quartier populaire de Tours

 

 

« Au début du confinement, j’ai été très angoissée, jusqu’à ressentir des symptômes physiques, confie Christèle. Je m’en faisais beaucoup pour mes proches, j’absorbais toutes les infos, et je n’avais plus de vie sociale. Je vis seule. Mais, là, la solitude m’était imposée. J’ai mis du temps à arriver à structurer mon quotidien, à trouver le sommeil, une alimentation normale. C’était comme un arrêt dans ma vie. Ça me démoralisait ».

Impliquée au Secours Catholique, celle, qui, selon ses mots, sort d’une « vie fracassée », n’a pas hésité, une fois le déconfinement enclenché, à venir s’exprimer dans le cadre des « Ateliers du monde d’après » organisés par le Secours Catholique d’Indre-et-Loire. 

 Au gré d’une vingtaine de séances de réflexion en petit comité, les participants ont été invités à partager émotions, craintes et espoirs ressentis pendant le confinement et à avancer des propositions et des idées d’engagement pour l’après crise, notamment autour du lien social, dont l’importance a été mise en lumière par le confinement.

« Ces réflexions vont aussi nourrir de futures démarches de plaidoyer auprès des élus locaux sur des sujets de préoccupation des personnes que l’on accompagne, telles que la mobilité, la fracture numérique ou encore l’écologie » explique Ursula Vogt, déléguée du Secours Catholique d’Indre-et-Loire, à l’initiative de ces ateliers.

« Il faut revoir la fracture énergétique, numérique, culturelle et développer le soutien scolaire, estime ainsi Christèle, car dans les quartiers prioritaires, ces manques ont des conséquences. Beaucoup de familles ont été directement impactées, certaines n’avaient pas toujours suffisamment de quoi se nourrir, ce qui a généré encore plus de précarité. »

Clarisse Briot

Journaliste

Crédits photos : ©Christophe Hargoues / Secours Catholique

 

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