COVID-19 : Maryvonne, la protectrice des exclus du bois

#Servir en temps de confinement

 

Depuis 12 ans, Maryvonne sillonne le bois de Vincennes à la rencontre des sans-abri

 

 

« On fait ce qu’on peut, mais ça me manque de ne plus pouvoir aller au bois », confie Maryvonne. Avec le confinement, la religieuse âgée de 75 ans doit rester chez elle et ne peut plus aller à la rencontre des sans-abri du bois de Vincennes, comme elle le fait habituellement avec d’autres bénévoles du Secours Catholique deux fois par semaine.

Alors, elle prend son mal en patience et tente d’appeler ceux dont elle a le numéro de téléphone. « Ça n’est pas facile car ils changent souvent de numéro », explique la bénévole. Elle a réussi à joindre Djamel et Momo qui lui ont dit que les associations ne passent plus dans le bois, qu’ils sont de fait un peu « perdus », mais que « ça va ».

Un " coup de coeur " pour ceux du bois

Dans une autre vie, Maryvonne était aide-soignante. Elle en a gardé un regard médical et une grande attention aux autres. Pour elle, d’habitude, hors de question de ne pas aller au bois : « Ils nous attendent et savent qu’on passe. On prend le café chez Momo, on discute avec Sandra, ils se soucient aussi de nous. Ils font partie de ma vie », raconte celle qui parle même d’un « coup de cœur avec les gens du bois » qu’elle aurait eu il y a douze ans.

Mais pour l’heure, Maryvonne se fait du souci pour Prince et pour « les Géorgiens » dont elle n’a pas de nouvelles. « Ils ne peuvent plus faire la manche en ce moment. Comment survivent -ils ? », se demande-t-elle. Elle va contacter d’autres associations pour obtenir les numéros de téléphone des autres sans-abri, en attendant de pouvoir retourner les voir.*

Source : SCCF

 

 

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