Ecoute et chaînes téléphoniques : être là, tout simplement

 

À Reims, des appels fraternels

 

 

 

À Reims, dans la Marne, la permanence d’accueil du Secours Catholique située dans le quartier populaire de Croix-Rouge a dû fermer ses portes avec la crise sanitaire. D’emblée les bénévoles ont pris leur téléphone pour appeler les personnes qu’ils accompagnent.

« On a l’impression d’être abandonné. Je pourrais facilement péter un plomb vu que je vis en foyer, via le 115, témoigne Henriette, d’origine ivoirienne. Heureusement le Secours Catholique m’appelle régulièrement, ça me remonte le moral et ça me fait du bien de savoir qu’on pense à moi. »

Dix appels par jour

« Je passe dix appels par jour en moyenne. C’est important de rester présent, ça aide les personnes à attendre avec patience. » explique Francis, bénévole. « Beaucoup de gens sont seuls, certains sont très fragiles avec des vies fracassées. On a pris spontanément des nouvelles des uns et des autres », renchérit Jocelyne, une autre bénévole qui a elle-même reçu des coups de fil amicaux lorsqu’elle a été malade du coronavirus.

« Ça fait du bien d’entendre une voix » ; « le Secours Catholique ne nous abandonne pas, c’est comme une famille »... sont des paroles que les bénévoles entendent souvent au bout du fil.

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Cécile Leclerc-Laurent

Journaliste

Secours Catholique- Caritas France

Crédits photos : ©Steven Wassenaar / Secours Catholique

 

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