la résidence solidaire des Favières

Centre d’hébergement et de réinsertion sociale (CHRS), cette résidence des Favières prend la suite de deux unités d’hébergement d’urgence lorsqu'elle ouvre ses portes en 2014. 

 

En continuant l’accueil immédiat des sans-abris, l’association Logivar, qui gère les Favières, souhaite avant tout « défendre la valeur inaliénable de l’être humain quelle que soit sa condition », selon Brice Huré, directeur du CHRS.

Un lieu d’accueil et d’accompagnement personnalisé

Actuellement, 49 anciens SDF y sont relogés dans des conditions dignes : chambre individuelle, repas chauds, équipements sanitaires. Autant d’histoires et de parcours différents, à prendre en compte pour les douze salariés et la dizaine de bénévoles… Brice Huré précise : « En plus de l’hébergement, la résidence propose un accompagnement personnalisé avec des éducateurs. Le but recherché est l’équilibre entre un lieu permettant aux personnes accueillies de se poser et de se sentir en sécurité, tout en impulsant une dynamique de mouvement vers un mieux-être et un parcours d’insertion. Évidemment ce projet doit être discuté avec chacun, selon sa réalité de vie et son désir personnel ». Les objectifs doivent être réalisables, fixés progressivement, sans pression et selon les capacités de chacun. Pour certains résidents, ce sera de clôturer leurs démarches administratives, pour d’autres, d’accéder à leur propre logement. Idem pour le règlement intérieur : il ne sera pas demandé la même chose à chacun. « Le fonctionnement se veut souple, mais aussi convivial et respectueux de la dignité des personnes », indique le directeur.

Un lieu de partage, de fraternité et de mixité sociale

Autre particularité de ce CHRS, une famille envoyée en mission par le diocèse réside sur place. « Nous avons emménagé ici pour tisser des liens, pour vivre une culture de la rencontre, ce qui est bien difficile depuis un an », témoignent Aymeric et Jasmine de Dreuzy, parents de quatre enfants, installés aux Favières depuis 2017. « Amis de tous », ils s’associent régulièrement aux activités de la résidence ou invitent différentes personnes pour que « les mondes du dehors et du dedans se rencontrent ». Repas et concert de Noël au CHRS Maison Saint-Louis, entretien du parc avec des bénévoles, partenariat avec des collégiens ou lycéens… Une salle de réunion, ouverte à tous sur réservation, permet le passage régulier de groupes. « Les autres années, les séminaristes sont venus pour leur semaine d’intégration, Mgr Rey y a tenu son conseil épiscopal, l’Union diaconale du Var (UDV) et la Fraternité Saint-Laurent plusieurs réunions… Tous ont pris leur repas avec les résidents », confie Aymeric. Cette belle mixité sociale donne lieu à de vraies rencontres fraternelles. Jasmine raconte : « En janvier, des scouts sont venus rendre divers services. Touché par leur engagement, un résident a tenu à leur offrir une très jolie montre. Un cadeau qui peut paraître démesuré à nos yeux, mais qui témoigne de l’importance pour ces personnes d’entrer en relation avec les autres, de se sentir importantes, d’être aimées. À nous, d’accepter de recevoir ce qu’elles ont à nous donner ! »

Brice Huré conclut : 

« Depuis l’ouverture des Favières, plusieurs centaines de personnes ont été accueillies et près d’un quart d’entre elles ont accédé à une solution de logement ou d’hébergement pérenne ». 

 Un bilan empli d’espérance, à l’image de cette croix en matériaux de récupération – créée récemment par un salarié de la résidence et bénie par Mgr Rey – qui surplombe désormais le parc. Jasmine observe : « C’est un signe visible de la présence de Dieu en ces lieux, Lui qui fait toute chose nouvelle et pour qui, personne n’est jamais trop cassé pour renaître. »

par Lætitia d’Hérouville

Source : diocèse de Frejus

 

 

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