« Un avenir pour tous et toutes »

29/08/2022

En 2017, des femmes rencontrées et accueillies par l’association Aux captifs, la libération ont exprimé l’envie d’apprendre à coudre. C’est ainsi que l’Atelier Bakhita est né, sous statut OACAS (Organisme d’Accueil Communautaire et d’Activité Solidaire).

Cet agrément donné par la Préfecture permet de proposer une activité d’économie solidaire à des personnes éloignées de l’emploi, en situation irrégulière. Aujourd’hui, huit femmes ayant connu l’exil et l’exclusion sont formées par l’Atelier. Elles travaillent trois jours par semaine et reçoivent un pécule, avec fiche de salaire. L’Atelier est une vraie expérience formatrice et professionnelle. Dans un cadre valorisant, au cœur de la Maison Bakhita (Paris 18ème), dans un atelier récemment rénové avec des machines professionnelles, les couturières reçoivent les clients et répondent à des commandes.

Depuis un an, elles créent également des cortèges de mariage pour les enfants d’honneur. Ces projets sont très valorisants et leur permettent d’apprendre les techniques professionnelles de couture. Cela fait partie de leur parcours d’insertion : les revaloriser, les aider à reprendre confiance en elles, pour être actrices de leur parcours professionnel. Plus encore, elles font partie de cet atelier où la vie communautaire est essentielle.

L’Atelier Bakhita associe un travail et une exigence à un accompagnement social et humain. Il s’agit de mettre en place un cadre de vie sociabilisant, où le vivre-ensemble est central à travers le travail en équipe et des activités de dynamisation : sorties, expositions, formations… Tout cela afin de reconquérir de l’estime de soi par le travail. A l’Atelier Bakhita, les couturières migrantes construisent l’avenir ! « J’adore le nouvel atelier. Je suis heureuse de travailler avec mes amies dans l’atelier confortable avec notre enseignante très incroyable. Et aussi avec l’équipe de l’association, pour nous encourager à continuer à aller de l’avant. Je les remercie pour le travail fourni. J’aime tellement mon travail ! » témoigne Purity, couturière de l’Atelier Bakhita.

Florence de Dreux-Brézé Responsable ateliers d’insertion OACAS

Source : Mission et Migrations

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