Pic de chaleur : les personnes à la rue et très mal logées touchées de plein fouet

Ces premières journées de forte chaleur en juin 2020 sont particulièrement dangereuses pour les plus fragiles d’entre nous, qu’il s’agisse des personnes sans domicile ou vivant en bidonvilles notamment

alors que l’accès à l’eau a été reconnu comme droit fondamental par l’ONU en juillet 2010

Alors que la crise sanitaire s’éloigne avec le déconfinement, rappelons qu’à Marseille, grâce aux multiples interpellations associatives locales et nationales, dont celles de la Fondation, il a fallu attendre le 8 avril pour que deux gymnases soient ouverts et permettent aux personnes sans domicile d’accéder à des douches et des toilettes.

À Lyon, même si la capitale régionale a réouvert des fontaines publiques, des difficultés d’accès à l’eau ont persisté pendant plusieurs semaines.

En Ile-de-France et dans les Hauts de France, l’accès à l’eau a été une préoccupation essentielle dans plusieurs bidonvilles. Dans les départements du Rhône, de la Loire, de l’Ardèche et de la Savoie, on installait encore des citernes à eau fin mars pour répondre aux besoins…

Enfin, à Mayotte, en mai dernier, les projets de rampes d’eau accessibles à tous et gratuites n’avaient toujours pas vu le jour dans les bidonvilles pourtant très nombreux…

150 000  personnes sans domicile

Dans notre pays, 7e puissance économique mondiale, des personnes en errance ou très mal logées sont encore privées d’eau.

Boire, se laver, appliquer les gestes barrières sont un défi quotidien.

Dans l’urgence de la crise sanitaire, le pire a été évité. Mais qu’en sera-t-il cet été ? Et dans les mois à venir ?

Fondation Abbé Pierre

 

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