« C’était galère au début pour trouver de quoi manger … »

Aurélia, 21 ans de Roubaix, témoigne des difficultés qu'elle a rencontrées pendant la crise sanitaire

 

 

C’était galère au début pour trouver de quoi manger.

On n’avait pas une bonne situation… Le Secours populaire nous a aidé. A l’appartement, on partage les factures. Je veux un nouveau travail pour avoir un nouvel appart avec Thobias mon copain. Ça fait un an que j’ai mon appart avec mon copain.

Je reprends le travail dans mes petits boulots.

Je ne sais pas si on sera protégé au travail, mais j’ai de quoi faire moi. Au Centre Social, où je fais de l’aide aux devoirs, ils ont tout désinfecté. Comme je ne travaille pas cet été, je vais commencer à postuler à des boulots pour avoir un vrai salaire : 1100 ou 1200 €. Je n’ai pas été payé pendant le confinement. Je suis embauchée par la mairie mais j’ai un contrat tous les mois donc je n’ai pas été payée car je n’avais pas signé de contrat pour le mois d’avril. Je fais de l’animation dans une école et de l’aide au devoir au centre social. Si on me repropose après le confinement je dis non. Je chercherai ailleurs, ou il faut qu’on me propose autre chose. Je rêve d’être secrétaire, j’espère trouver. J’ai un bac en gestion administration. Les enfants me manquent mais c’est un contrat précaire que pour quelques heures… L’année dernière je touchais 1000€ par mois avec un service civique et mon boulot en plus.

J’ai essayé de faire le Ramadan. Ça me fait passer le temps. Pour manger, je prépare avec ma famille. J’essaye de faire avec ma cousine, c’est compliqué mais ça va. On mange de plus en plus tard. Je suis chrétienne mais j’aime bien le ramadan. J’aime bien l’ambiance en famille, on mange ensemble, on fait la vaisselle, on fait des jeux.

Le déconfinement je le vis bien.

Je vais voir ma famille à Roubaix. Faut que je bouge c’est dur de rester chez soi. Sinon, je sors pour aller faire les courses à Auchan. On respecte les règles. On fait gaffe. Je suis les gestes barrières… masques, gants et gel dans le bus. Je suis une personne à risque. On ne va pas faire les magasins… Avec la famille on est un peu fragile… on préfère se protéger. Mes neveux et mes nièces ne retournent pas à l’école. J’ai toujours quelqu’un au téléphone, on est trop famille chez moi !

Aurélia

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