Parole de Dieu, paroles des hommes

A partir d’un texte biblique, des questions ont été proposées à un groupe de personnes en situation de précarité. En tressant texte de la Bible et expressions de leurs vies, on recueille les fruits de ces échanges :

ce sont les " paroles d’hommes ".

 

Pierre et Jean montaient au Temple pour la prière de l’après-midi, à la neuvième heure. On, y amenait alors L’infirme, il demande l’aumône ; c’est sa façon de subsister. Il gagne son argent comme ça. un homme, infirme de naissance, que l’on installait chaque jour à la porte du Temple, appelée la « Belle-Porte » pour qu’il demande l’aumône à ceux qui entraient. Actes 3, 1-10

L’infirme, il demande l’aumône ; c’est sa façon de subsister. Il gagne son argent comme ça.

Moi je pense à ceux qui l’accompagnent parce que c’est un geste humain. C’est des copains, c’est des bons copains même !

Les porteurs, ils n’ont rien demandé à l’homme ils l’ont simplement laissé là et ils ne lui ont rien demandé.

Le mendiant, il a peut-être honte de prier avec les gens ; c’est pour ça qu’il reste devant la porte.

Normalement l’Eglise, c’est pour les plus pauvres ; ça a été créé pour les pauvres ; Jésus l’a créée pour les pauvres, alors pourquoi ils n’amènent pas le mendiant dans le temple pour que lui aussi il aille prier ?

Voyant Pierre et Jean qui allaient entrer dans le Temple, il leur demanda l’aumône. Actes 3, 1-10

Moi j’ai pitié des gens qui sont dehors. Je vais à l’épicerie, je prends un gâteau ou du pain et je lui donne. Moi aussi j’ai couché dehors, c’est ma défaite c’est pour ça que je n’aime pas quand les gens sont malheureux.

Moi ça m’a interloqué au début. Ça m’a fait penser à moi au bord de la route ; je regarde et je vois en moi-même, ne pas avoir les sous… et ça me frustre…

Il y a des gens qui mendient dans la rue ; c’est comme si ils n’existaient pas. Ils sont invisibles. S’arrêter, les regarder, ça veut dire qu’on les prend comme une personne normale.

Quelqu’un qui fait la manche dans la rue, même si on ne lui donne pas, il baisse la tête, et les gens passent vite. Le regarder même si tu ne dis rien, la personne est contente. Ça lui fait un peu de baume au cœur. Comme on le dit dans le langage des jeunes, il ne le ‘trique’ pas.

Moi aussi je suis tombé par terre chez moi ; alors j’ai regardé là-haut. Dieu, il m’a dit : ‘ relève-toi! ’. Tout courbé, je ne pouvais plus me relever. Alors je l’ai obéi. Et c’est arrivé comme ça.

Alors Pierre, ainsi que Jean, fixa les yeux sur lui, et il dit : Regarde-nous ! » L’homme les observait, s’attendant à recevoir quelque chose de leur part. Actes 3, 1-10

Ça s’imprègne le regard. On se baisse, on se met à la hauteur. Jean s’est mis à sa hauteur et de la parole à l’acte. Ça me touche vraiment.

Moi si je vais à Lourdes et que je demande quelque chose au Seigneur, je ressens qu’il va me donner. Je pense que lui, il l’a ressenti au fond de lui. Dieu, il a posé les yeux sur lui et il va faire des miracles. Voilà on sent ces choses-là !

Ça veut dire que le mendiant, si Pierre lui demande : ‘regarde-nous’, il ne devait pas les regarder ! Peut-être qu’il avait honte.

Regarde-nous » ça veut dire : regarde-nous parce que t’es un homme comme nous, y a pas de raison.

Cet homme devait certainement être très courbé puisqu’il demandait l’aumône depuis longtemps, Avec une espèce de honte, sans doute. Là il y a une espèce de relèvement.

Le regard, c’est quelque chose de précieux, c’est un plongeon. On peut y trouver de la tristesse, du chagrin, une douleur, c’est précieux le regard …

Le regard aujourd’hui, c’est important plus que jamais parce qu’on est toujours masqué ; il ne reste que le regard. Il m’est arrivé des choses étonnantes avec le regard : plonger le regard dans quelqu’un qui accepte… Il se passe forcément quelque chose. On se rencontre vraiment.

Pierre déclara : « De l’argent et de l’or, je n’en ai pas ; mais ce que j’ai, je te le donne : au nom de Jésus Christ le Nazaréen, lève-toi et marche. Actes 3, 1-10

Le mendiant les regarde, il est un peu surpris. Moi je ne peux pas marcher… on me dit : lève-toi et marche, je suis plus que surpris !

Le mendiant s’attendait à recevoir de l’argent de la part des apôtres. Mais eux ils ont donné mieux que l’argent ; ils ont donné une bénédiction, une guérison-miracle. Il a reçu quelque chose de plus grand que de l’argent pour satisfaire sa vie de chaque jour. Il a reçu quelque chose de bénéfique de la part de Dieu : Une bénédiction, un miracle, une guérison divine.

Pierre et jean lui donnent la chose la plus importante au monde. Ils lui donnent l’esprit, l’amour de Dieu. Ça vaut tout l’or du monde. Il lui dit : ‘ lève-toi et marche ’.

Moi je trouve que Pierre et Jean, ils ont pris de l’assurance, car ils avaient douté un peu de jésus avant et là ils ont pris de l’assurance.

Dire : ‘ toi, lève-toi et marche  ’, ça peut vouloir dire : ‘ aller de l’avant ’ dans le sens spirituel et aussi dans le sens physique du terme.

C’est plus que de l’or, il pourra gagner son argent de lui-même, travailler de lui-même »

‘ Debout’ ça veut dire ‘lève-toi et marche’. Même sans être mendiant, je pense que le Seigneur nous demande tout le temps ‘Lève-toi et marche !

Alors, le prenant par la main droite, il le releva et, à l’instant même, ses pieds et ses chevilles s’affermirent. D’un bond, il fut debout et il marchait. Entrant avec eux dans le Temple, il marchait, bondissait, et louait Dieu. Et tout le peuple le vit marcher et louer Dieu. Actes 3, 1-10

Pierre prend le mendiant par la main. Des fois on n’est pas bien. Alors si on ne croit pas en Dieu, on n’avance pas. Alors on est obligé d’avoir une force pour nous relever.

C’est Pierre qui l’a pris par la main et du moment que Pierre lui a pris la main, il lui a insufflé tout ce qu’il avait, c’est-à-dire tout l’amour de Jésus.

Le mendiant a ressenti que Pierre avait une sincérité profonde. Et cet amour-là, on le ressent beaucoup. - C’est comme un parent qui touche l’enfant : l’enfant ressent qu’il est aimé par ses parents. - Et du coup, ça l’a débloqué.

Dieu est rentré en lui. Les gens qui sont rentrés dans le temple et ben ils ont dit en quelque sorte : alléluia !

En fait, Pierre n’a pas donné seulement la guérison physique ; il a donné la guérison de l’âme, de son être tout entier, du cœur de la personne. D’un seul coup, cet homme-là qui ne connaissait pas Dieu, on ne dit pas qu’il le connaissait.

Le mendiant, il a une mission maintenant. De quelqu’un d‘assisté, ça va être quelqu’un qui est envoyé en mission et qui doit témoigner.

 C’est Dieu qui a donné sa main à l’handicapé, qui l’a mis debout ; il lui a transmis sa foi et en lui transmettant sa foi, il est rentré dans le temple pour le remercier.

On le reconnaissait : c’est bien lui qui était assis à la « Belle-Porte » du Temple pour demander l’aumône. Et les gens étaient frappés de stupeur et désorientés devant ce qui lui était arrivé. Actes 3, 1-10

Le mendiant doit sauter, il doit bondir, je serais à sa place, je sauterais de joie. En fait, il est plein de grâces.

Le mendiant reconnait que ça vient de Dieu quand même. Par contre, les gens qui étaient autour de lui étaient frappés de stupeur et désorientés. Ils ne savaient pas si c’était vrai, ils étaient un peu troublés de ce qui vient d’arriver.

J’imagine la tête des gens. J’ai une amie en fauteuil, si je la voyais se lever comme ça, et puis se mettre à marcher ou à bondir, je serais moi aussi vraiment désorientée.

Moi j’ai toujours eu la foi ; mais plus j’avance, plus j’ai l’impression que ma foi, elle s’approfondit encore plus.

Il était miséreux. Et il a trouvé un sens à sa vie. Jésus lui a donné la force de remarcher. De travailler sûrement, et je trouve que c’est pas commun.

La guérison d’un infirme, c’est un miracle. C’est une guérison miraculeuse parce que d’un bond, il fut debout alors que c’était un infirme, qui n’avait pas du tout l’habitude de marcher.

Oui. Il louait Dieu bien sûr. Oui, si c’est un miracle, c’est quand même en relation étroite avec le Bon Dieu.

Source : diaconie de Toulouse

 

 

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