Droits sociaux : en finir avec le non-recours

Depuis le début des années 2000, le rapport annuel du Secours Catholique « État de la pauvreté en France » évoque le non-recours et il en a ces dernières années estimé l’ampleur :

 

environ un tiers des personnes accueillies et éligibles au RSA (Revenu de Solidarité Active) ne le touche pas. Plus d’un quart des personnes éligibles à des allocations familiales ne les perçoit pas.

Des chiffres inquiétants qui ont tendance à s’aggraver au fil des ans.

Toucher le RSA, l’aide au logement ou les allocations familiales, ce devrait être automatique. C’est ce que plaide le Secours Catholique pour lutter contre le « non-recours » aux prestations sociales, le fait que des personnes qui pourraient prétendre à des aides ne les perçoivent pas.

Ce phénomène est massif, comme le souligne une nouvelle étude publiée par le Secours Catholique et l’Observatoire des non-recours aux droits et services.  L’enjeu ? Mieux comprendre le non-recours, pour mieux le combattre.

Depuis le début des années 2000, le rapport annuel du Secours Catholique « État de la pauvreté en France » évoque le non-recours et il en a ces dernières années estimé l’ampleur : environ un tiers des personnes accueillies et éligibles au RSA (Revenu de Solidarité Active) ne le touche pas. Plus d’un quart des personnes éligibles à des allocations familiales ne les perçoit pas. Des chiffres inquiétants qui ont tendance à s’aggraver au fil des ans.

« Les allocations familiales ? Je ne sais pas, l’assistante sociale n’en a pas parlé ». « La couverture maladie universelle ? On m’avait dit que c’était que pour les gens qui ont le RSA* ». « Aujourd’hui, je ne reçois rien du tout, ni RSA, ni APL* ». Ces témoignages, recueillis par le Secours Catholique et l’Observatoire des non-recours aux droits et services (Odenore) rendent compte d’une réalité pas toujours visible et qui prend différentes formes : le non-recours – ou non accès – aux prestations sociales par des personnes qui y sont pourtant éligibles.

Un phénomène dont l’ampleur est mesurée chaque année par le Secours Catholique. L’association estime qu’environ 30 % des personnes qu’elle rencontre n’ont pas recours au RSA, 25 % aux allocations familiales.

L'étude intégrale en PDF joint

 

Clarisse Briot

Journaliste - SCCF

Crédits photos : © Sébastien Le Clézio/Secours Catholique, Élodie Perriot/SCCF

Source  : SCCF

Document associé

rap-nonrecours_-_def.pdf

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