Famille : l’expérience de l’amour …

14/01/2021

 

Nous, chrétiens, sommes privilégiés ! Nous avons deux familles : celle qui nous est donnée par la chair et celle qui nous est donnée par notre baptême.

 

Pour les Cahiers Croire, la famille caracole en tête des sondages : valeur refuge des jeunes, elle évoque le bonheur, l’épanouissement, le bien-être. La famille, à laquelle nous sommes si attachés, a encore la cote, malgré toutes ses fragilités !

Pour Thierry BIZOT (producteur TV Fais pas ci, fais pas ça), la famille, c’est « le seul groupe auquel on appartient vraiment ». Mais, depuis la mort et la résurrection du Christ, une nouvelle famille, projet de Dieu, est proposée par le baptême. Les deux familles puisent à la même source : l’amour de Dieu, puissant et libérateur.

La famille constitue bien le lieu privilégié où l’homme peut faire l’expérience de sa vocation fondamentale, qui est d’aimer et d’être aimé.

Toute l’histoire chrétienne est une affaire de famille

Dans l’Ancien Testament, on rencontre immanquablement des familles multiples, présentes à tous les moments importants de l’aventure de l’humanité à devenir "peuple de Dieu’": « Quitte ton père et ta mère » ou « Je te donnerai une descendance ».

La Bible est une vaste histoire familiale … mais ne fournit pas vraiment de modèles familiaux irréfutables. Jacob, un des patriarches fondateurs d’Israël, engendre une vaste postérité : douze fils et une fille, issus de quatre femmes différentes – ses deux épouses légitimes et leurs servantes respectives !

Même si les situations et le contexte sont très différents des nôtres, on ne peut s’empêcher de penser aux ‘’familles recomposées’’ de notre époque. Aussi n’est-il pas étonnant que meurtres, viols, jalousies sordides, mais aussi amours magnifiques et pleines de sensualité soient au cœur de ces grands récits. Un aspect revient régulièrement dans la famille biblique : sa propension à s’ouvrir à plus qu’elle-même (telle l’histoire de Moïse : s’unir et s’ouvrir à d’autres, qui ne sont pas ‘’étrangers’’ à Dieu). L’Eglise comme famille est née de cette intuition, reprise par le Christ et développée par Paul : l’ouverture aux nations, leur invitation aux « noces de l’Agneau ».

Dans l’Evangile, Jésus s’appuie souvent sur des réalités familiales et conjugales. Certes, il les relativise aussi, en soulignant qu’une autre famille, une famille inédite nous est donnée, grâce à lui. On le verra prendre ses distances, « couper le cordon » généalogique, instaurer de nouveaux liens d’appartenance fondés non plus sur le sang mais sur la parole écoutée et comprise. Oui, c’est bien à une famille nouvelle que Jésus nous appelle…

Depuis, l’Eglise considère la famille comme une « petite Eglise », une manière d’inviter ses fidèles à vivre leur foi au quotidien, au sein du couple, avec d’éventuels enfants, au service de la société. Cette vision de la famille comme « petite Eglise » ou « Eglise domestique » remonte au IVème siècle où St Jean Chrysostome, évêque de Constantinople exhorte régulièrement ses fidèles, dans ses homélies, à vivre en chrétiens dans leur vie quotidienne ; il insiste sur la nécessité, dans cette « petite Eglise », de préserver la concorde entre ses membres, de pratiquer l’accueil et l’hospitalité avec les plus pauvres et les "étrangers".

La déclaration conciliaire Lumen Gentium indique : « Dans cette sorte d’ Eglise qu’est le foyer, il faut que, par la parole et par l’exemple, les parents soient pour leurs enfants les premiers hérauts de la foi, au service de la vocation propre de chacun et tout spécialement de la vocation sacrée ».

Extrait de l'article " Famille : l'expérience de l'amour....

Source : Mouvement Chrétien des Retraités

 

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