Hommage à Jean Boissonnat, journaliste et administrateur de la Fondation Jean Rodhain entre 2002 et 2014

LA CRISE ET NOS MODES DE VIE

A. Qu’est-ce que la crise nous apprend ? Elle nous apprend d’abord que l’économie a unifié le monde. Par son intermédiaire, tout ce qui se passe à une extrémité du monde, a des effets à une autre extrémité. De même que nos modes de vie en Occident inspirent les modes de vie en Asie et en Afrique, les dérapages de la finance aux Etats-Unis bousculent les banques et les comportements ailleurs dans le monde. Mais les limites de la nature interdisent de généraliser au monde entier, nos façons de consommer : pollution, épuisement des ressources naturelles. Il nous faudra donc modifier nos genres de vie car le reste du monde ne tolérera pas de ne pas avoir accès à ces biens dont nous nous réservons l’exclusivité : la voiture par exemple. Ce qui signifie que toutes les voitures devront changer de moteur pour être tolérables par la nature.

B. La crise nous enseigne aussi que le capitalisme a besoin d’une vigie pour résister à ses excès et pour les corriger. Il ne se corrige pas lui-même de tous ses défauts. Il n’est ni moral, ni immoral. Il est. Au XX° siècle, la menace communiste l’a contraient à opérer ces corrections même si elles étaient contraires à sa nature : c’est ainsi qu’il a accepté l’intervention des Etats dans la gestion des économies ; et encore qu’il a toléré la construction de systèmes de protection sociale. Il a été, plusieurs fois, sauvé par ceux qui le contestaient. Aujourd’hui le communisme n’existe plus comme système alternatif au capitalisme pour assurer le meilleur développement économique. Même si la Chine a inventé le « socialisme du marché » pour emprunter au capitalisme ses mécanismes de marché. Qui servira de « vigie » au capitalisme pour le corriger de ses défauts ? Seraient-ce les religions ? Ou va-t-on assister au retour de régimes totalitaires qui promettaient aux peuples la prospérité en échange de l’abandon des libertés ?

C. Puisque le système économique est désormais mondial, il faut inventer des systèmes de régulation eux aussi mondiaux. Les réunions du G 20 où sont représentés tous les continents, constituent l’amorce de cette régulation mondiale mondialisée. L’Europe a un rôle décisif à jouer dans cette mutation puisque c’est le seul continent où l’on expérimente un système de « fédération d’Etats nations » dont la monnaie unique est la meilleure illustration pendant cette crise. Aura-t-elle conscience de ce rôle majeur dans l’évolution du monde ? C’est l’une des grandes interrogations actuelles. Nous ne sommes pas assurés de la réponse car les Européens peuvent prendre prétexte de la crise pour se replier sur eux-mêmes.

D. C’est aussi en Europe que se jouera l’avenir du développement durable car c’est le continent où il y a le plus de concentration industrielle sur un petit espace. Les Européens devront être les premiers à faire évoluer leur mode de vie vers un style plus économe et socialement plus responsable dans les rapports entre les classes et entre les générations. On a décrété « 2010, année européenne de lutte contre la pauvreté et contre l’exclusion sociale ». Reste à démontrer que ce sera bien l’objet de la mobilisation des peuples en 2010.

A. Qu’est-ce que la crise nous apprend ? Elle nous apprend d’abord que l’économie a unifié le monde. Par son intermédiaire, tout ce qui se passe à une extrémité du monde, a des effets à une autre extrémité. De même que nos modes de vie en Occident inspirent les modes de vie en Asie et en Afrique, les dérapages de la finance aux Etats-Unis bousculent les banques et les comportements ailleurs dans le monde. Mais les limites de la nature interdisent de généraliser au monde entier, nos façons de consommer : pollution, épuisement des ressources naturelles. Il nous faudra donc modifier nos genres de vie car le reste du monde ne tolérera pas de ne pas avoir accès à ces biens dont nous nous réservons l’exclusivité : la voiture par exemple. Ce qui signifie que toutes les voitures devront changer de moteur pour être tolérables par la nature.

B. La crise nous enseigne aussi que le capitalisme a besoin d’une vigie pour résister à ses excès et pour les corriger. Il ne se corrige pas lui-même de tous ses défauts. Il n’est ni moral, ni immoral. Il est. Au XX° siècle, la menace communiste l’a contraient à opérer ces corrections même si elles étaient contraires à sa nature : c’est ainsi qu’il a accepté l’intervention des Etats dans la gestion des économies ; et encore qu’il a toléré la construction de systèmes de protection sociale. Il a été, plusieurs fois, sauvé par ceux qui le contestaient. Aujourd’hui le communisme n’existe plus comme système alternatif au capitalisme pour assurer le meilleur développement économique. Même si la Chine a inventé le « socialisme du marché » pour emprunter au capitalisme ses mécanismes de marché. Qui servira de « vigie » au capitalisme pour le corriger de ses défauts ? Seraient-ce les religions ? Ou va-t-on assister au retour de régimes totalitaires qui promettaient aux peuples la prospérité en échange de l’abandon des libertés ?

C. Puisque le système économique est désormais mondial, il faut inventer des systèmes de régulation eux aussi mondiaux. Les réunions du G 20 où sont représentés tous les continents, constituent l’amorce de cette régulation mondiale mondialisée. L’Europe a un rôle décisif à jouer dans cette mutation puisque c’est le seul continent où l’on expérimente un système de « fédération d’Etats nations » dont la monnaie unique est la meilleure illustration pendant cette crise. Aura-t-elle conscience de ce rôle majeur dans l’évolution du monde ? C’est l’une des grandes interrogations actuelles. Nous ne sommes pas assurés de la réponse car les Européens peuvent prendre prétexte de la crise pour se replier sur eux-mêmes.

D. C’est aussi en Europe que se jouera l’avenir du développement durable car c’est le continent où il y a le plus de concentration industrielle sur un petit espace. Les Européens devront être les premiers à faire évoluer leur mode de vie vers un style plus économe et socialement plus responsable dans les rapports entre les classes et entre les générations. On a décrété « 2010, année européenne de lutte contre la pauvreté et contre l’exclusion sociale ». Reste à démontrer que ce sera bien l’objet de la mobilisation des peuples en 2010.

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