Prix Caritas Photo Social : Lauréats 2021

 

Le jury de la 2ème édition du Prix Caritas Photo Social a désigné comme lauréats Victorine Alisse et JS Saia, co-auteurs de la série « Au grand air ». 

 

 “J’ai voulu que tu imagines par toi-même ce que j’ai pu vivre à certains endroits. J’ai tenté de te faire comprendre ce que signifie être à la place de”, confie JS, qui vit au bois de Vincennes, à Victorine, photographe professionnelle.  

Ils y racontent et confrontent leurs regards, créant un ensemble qui prend la forme d’un dialogue. Ces photographies deviennent une tentative de rompre les préjugés posés sur un mode de vie souvent considéré comme marginal et impensable.

JS et Victorine se sont rencontrés autour d’un café grâce à l’association La Cloche dédiée à la création de lien social et au changement de regard sur la vie à la rue. De cette rencontre est née l’envie de créer un projet à deux. Victorine commence par suivre JS dans les lieux qui font partie de son histoire : du parc de Bercy à Paris, où il est arrivé en 2015, au bois de Vincennes où il vit depuis. 

Une relation se tisse peu à peu mais très vite, une question se pose : comment rendre compte d’une réalité qui n’est pas la sienne ? Ils décident alors de collaborer en prenant chacun l’appareil photo avec une contrainte posée par JS : celle de ne pas prendre de photographies “clichées” du monde de la rue. 

On découvre dans certaines de ses photographies, une nature quasi omniprésente, une forme de douceur qui contraste avec certains de ses écrits dans lesquels on peut ressentir une colère. “ 

C’est un cri, un « au secours » pour toutes les personnes qui vivent la solitude, l’isolement et la lenteur des démarches administratives ”, exprime JS. 

À travers cette série, on ne s’attarde volontairement pas sur les détails de la vie de JS pour se concentrer sur la rencontre de deux perceptions issues de deux modes de vie différents. Chaque prise de vue est suivie d’un échange sans tabou, plus intime et naturel autour de leurs photographies. Celles-ci deviennent un moyen de communiquer en soi, plus direct, plus personnel, sans artifices. 

“ Ce projet m’a permis d’exprimer ma colère ”, raconte JS. Sur les tirages, l’écriture devient nécessaire. Ils y racontent et confrontent leurs regards qui ressemblent davantage à un dialogue. Ces photographies deviennent une tentative de rompre les préjugés posés sur un mode de vie souvent considéré comme marginal et impensable.

“Au grand air” devient une discussion photographique qui n'essaie pas de parler du “monde de la rue”, mais plutôt de faire découvrir une facette poétique de ce mode de vie, qui n’empêche pas la solitude et l’isolement. “ On est tranquille ici, il y a une vraie vie dans le bois ”, conclut JS.

Source : Réseau Caritas France
 

 

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