Se mobiliser pour mieux accompagner les personnes âgées

Depuis le début de la crise sanitaire en mars 2020, des associations se mobilisent pour prendre soin de nos aînés. 

Une solitude exacerbée par la crise sanitaire

Jean-Louis Wathy, délégué général adjoint des Petits Frères des Pauvres explique que "  le confinement a été très dur, il a fallu changer les types de relations que l’on entretenait avec les personnes âgées ". Le confinement a en effet aggravé la situation de personnes déjà isolées, note Jérôme Deschard, président du Mouvement Chrétien des Retraités : " l’isolement des personnes âgées s’est accru, il ne fallait pas lâcher le lien. Nous avons mis en place une méditation quotidienne que les personnes pouvaient écouter au téléphone ou par internet ". Pour les résidents en Ehpad également, la situation s’est aggravée, les visites des familles ont été réduites.

Quelle place pour nos aînés dans la société ?

Le confinement a permis une prise de conscience de la population sur la place des personnes âgées dans la société. " On a l’impression que les pouvoirs publics ont découvert que des personnes vivaient dans la solitude avec la crise sanitaire " lance Jean-Louis Wathy. De son côté, Jérôme Deschard insiste sur " la nécessité d'intégrer toutes les couches sociales de la société. Nous devons nous préoccuper de comment prendre en compte tout le monde ". En ce sens, la question de l'appellation des personnes âgées tient une certaine importance ajoute le délégué général adjoint des Petits Frères des Pauvres : " il faut parler des personnes avec un certain âge de façon à les mettre en relation avec le reste de la société. Les mots aînés ou ascendants sont bons pour cela ". 

Des solutions possibles

Les politiques publiques ont également un rôle important à jouer dans l’intégration de nos aînés à la société. Jean-Louis Wathy explique que l'association Petits Frères des Pauvres travaille " pour promouvoir des logements partagés et des colocations afin de recréer du lien au quotidien ". La politique du " tout Ehpad " est jugée mauvaise par les associations, car elle isole nos aînés du reste de la société. Jérôme Deschard précise quant à lui l’importance des cohabitations intergénérationnelles : "cela permet un dialogue du quotidien. Le jeune raconte sa journée et l’aîné peut parler de sa vie, ça fait plaisir à tout le monde. Les jeunes se questionnent également sur leur vie. Une attention réciproque se créée et on assiste à une vraie transmission". 

Par Nathan Chaize

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